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Jeudi 8 août 2019, le groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), réuni à Genève, a rendu public un rapport alertant sur la surexploitation des ressources terrestres et ses conséquences sur le climat.

Validé par les 196 parties (195 pays et l’Union européenne) signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, le rapport du GIEC résulte des travaux d’une centaine de chercheurs de 52 pays. Faisant suite à un rapport rendu public en 2018 sur les effets du réchauffement climatique de 1,5°C et précédant un prochain rapport sur les océans et la fonte des zones glaciaires, ce rapport porte plus spécifiquement sur l’exploitation des ressources agricoles et forestières.

Le constat : un épuisement des ressources

Les experts du GIEC font le constat de l’épuisement des ressources du fait de la surexploitation des sols et des forêts. 70% des terres émergées libres de glace sont sous l’emprise de l’agriculture, de l’élevage ou de l’exploitation forestière. Un quart de la surface de la terre est dégradée du fait de l’activité humaine. L’exploitation forestière et l’agriculture sont responsables à elles seules de 23% des émissions des gaz à effet de serre, de 13% des rejets de CO2, de 44% des émissions de méthane et de 82% de celles d’oxyde nitreux (protoxyde d’azote). Le GIEC rappelle la nécessité de préserver les sols qui, par leur couverture végétale et boisée, constituent un puits de carbone permettant l’absorption de 30% des émissions humaines de CO2.

Changer les pratiques alimentaires

Dans ses préconisations pour ralentir les effets de la surexploitation forestière et agricole, le rapport évoque la transformation du « système alimentaire mondial » par la lutte contre le gaspillage des denrées (entre 25 et 30% de la production) et par le changement des habitudes alimentaires vers un régime nettement moins carnivore. Un autre axe de réduction de l’exploitation à outrance des surfaces agricoles et forestières serait la sécurisation des droits fonciers et l’accès aux terres pour les populations locales.

Sans des changements importants de modes de vie, de consommation et d’alimentation, mais aussi sans une baisse rapide des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine dans tous les secteurs », les objectifs de limitation de l’accroissement de la température de 1,5°C en 2050 ne seront pas atteignables rappelle le GIEC.

Source : Vie publique

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