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Colloque : Pays, Paysans, paysages 22 février 2017

Colloque : Pays, Paysans, paysages 22 février 2017

Colloque organisé à l’initiative de La Fondation René Dumont, du Musée du Vivant et du Mouvement Utopia
le Mercredi 22 février 2017, 9h-18h
AgroParisTech – Amphi Tisserand – 16 rue Claude Bernard, 75005 Paris

Créer des sols fertiles – Du déchet à la végétalisation urbaine

Créer des sols fertiles – Du déchet à la végétalisation urbaine

Un ouvrage inédit, des techniques innovantes
Editeur(s) : Éditions du Moniteur
Auteur(s) : Anaïs Coulon, Olivier Damas
En savoir plus : ici

La construction de sols fertiles à partir des résidus urbains constitue une piste inédite de recyclage. Cercle vertueux s’inscrivant dans une logique de développement durable, cette forme de végétalisation part de la ville pour revenir à… la ville !
Fruit d’une réflexion pluridisciplinaire conduite par le collectif SITERRE – programme de recherche sur la construction de sols fertiles pour les aménagements d’espaces verts urbains soutenu par l’ADEME –, cet ouvrage propose des techniques novatrices de construction de sol basées sur le recyclage de matériaux issus du bâtiment et des activités de la ville (ballasts, bétons concassés, terres de déblai, composts et autres matières organiques).
Après une présentation très documentée de la démarche et de ses enjeux, l’ouvrage décortique étape par étape l’élaboration de technosols construits et en analyse la qualité. Les nombreuses fiches techniques qui ponctuent l’ouvrage, les cas pratiques aussi variés qu’illustrés, ainsi que les « fiches projet », permettent de comprendre et de mesurer le potentiel des matériaux recyclés, substituts efficaces et renouvelables à la terre végétale et aux granulats de carrière.

Les plus de l’ouvrage :
– Un thème novateur s’inscrivant dans la tendance du recyclage et du développement durable
– Une approche didactique (nombreuses définitions et illustrations)
– Une démarche pratique et concrète (études de cas et fiches techniques), un outil au service de la conception urbanistique et paysagère

Pour qui ? :
Cet ouvrage s’adresse :
– aux ingénieurs et techniciens des entreprises et collectivités territoriales (espaces verts, travaux publics, valorisation des déchets, contrôle qualité), lesquels y trouveront de nouvelles pistes adaptables à nombre de projets d’aménagement d’espaces publics et d’infrastructures vertes ;
– aux architectes, paysagistes, urbanistes, programmistes et promoteurs à qui il apportera des indications techniques et précises de mise en oeuvre.
Plus largement, l’ouvrage intéressera les agronomes et les futurs professionnels du traitement et de la gestion des sols.

Les sols sont en danger, mais la dégradation n’est pas irréversible

Les sols sont en danger, mais la dégradation n’est pas irréversible

Source : Rapport FAO

Quelques-unes des principales conclusions du rapport:

L’érosion emporte de 25 à 40 milliards de tonnes de couche superficielle chaque année, réduisant considérablement les rendements agricoles et la capacité du sol d’emmagasiner et de recycler le carbone, les nutriments et l’eau. Les pertes de production céréalière dues à l’érosion ont été estimées à 7,6 millions de tonnes par an. Si rien n’est fait pour atténuer l’érosion, on pourrait arriver à une réduction totale de plus de 253 millions de tonnes de céréales d’ici 2050. Cette perte de rendement équivaudrait à retirer de la production agricole 1,5 million de km2 de terres – soit l’équivalent de toutes les terres arables de l’Inde.

Le manque de nutriments dans le sol est le premier obstacle à l’amélioration de la production vivrière et des fonctions du sol dans maints paysages dégradés. En Afrique, tous les pays – sauf trois – extraient plus de nutriments du sol chaque année que n’en sont restitués par les engrais, les résidus de récolte, le fumier et autres matières organiques.

L’accumulation du sel dans le sol fait baisser les rendements et peut anéantir la production agricole. La salinité provoquée par l’homme frapperait 760 000 km2 de terres dans le monde – une superficie plus vaste que l’ensemble des terres arables du Brésil.

L’acidité du sol est un grave problème pour la production vivrière à l’échelle mondiale. Les sols les plus acides se situent en Amérique du Sud, dans des zones de déforestation et d’agriculture intensive.

Les sols sont en danger, mais la dégradation n’est pas irréversible…

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Débats loi biodiversité

Débats loi biodiversité

Pour info, voici un passage de Mme Abeille lors des débats loi biodiversité :
« Les services rendus par les sols sont vitaux. Ils fournissent près de 90 % de l’alimentation humaine et animale, abritent un quart de la biodiversité de la planète et permettent de stocker le carbone. Or, les sols sont de plus en plus menacés par l’érosion, qui touche un quart du territoire européen, mais aussi par les pollutions liées à l’utilisation des pesticides et par l’urbanisation, qui accélère leur artificialisation. Selon le Bureau européen de l’environnement, cette dégradation coûterait 38 milliards d’euros par an aux États membres de l’Union européenne.
Dès 2006, la Commission européenne a donc proposé une résolution à ce sujet, mais le processus d’adoption a été bloqué, notamment par la France, qui doit désormais s’engager à trouver un accord avec les autres États membres. En effet, la protection des sols est une nécessité absolue. Leur qualité de patrimoine commun de la nation peut leur conférer un statut particulier permettant le développement d’activités humaines de haute qualité environnementale. »

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